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Les Aventures de Zelinda et Lindoro (trilogie)

GOLDONI


Atelier - spectacle dirigé par Jean-Pierre VINCENT et Bernard CHARTREUX avec les étudiants de la 69e promotion

Avec la trilogie de Carlo Goldoni, Les Aventures de Zelinda et Lindoro, Jean-Pierre VINCENT et Bernard CHARTREUX ont trouvé une langue, un temps et un espace pour faire résonner le monde et la vie du XVIIIème siècle sur un plateau habité par les jeunes comédiens, les scénographes, les costumiers, les créateurs lumière et les créateurs son de l’ENSATT.

« Comment organiser le voyage de nous à eux, ces gentils citoyens de Pavie en 1763, et de eux à nous ? Comment franchir le temps ? Sont-ils si loin ? Sont-ils proches ? En choisissant cette trilogie, j’ai souhaité montrer dix acteurs jusqu’à plus soif. Je veux les mettre face à des situations multiples, leur donner la possibilité de se frotter, véritablement, à la scène et au public, et de défendre une œuvre et un travail commun. Une trilogie permet cela. Car il s’agit bien d’une trilogie, et non de trois pièces isolées. C’est ce qui fait aussi la force de ce texte : sa longueur, son ampleur, son amplitude.
La mise en scène sera arrimée au texte, rien que le texte, mais tout le texte : ses méandres imprévisibles, ses audaces, ses surprises. Goldoni est un grand réformateur du théâtre du XVIIIème siècle, un homme qui a observé le monde de son époque en mouvement, en faisant du théâtre un théâtre de la vie réelle, un théâtre de la vie des gens, qui sort de la commedia dell’arte, qui la transforme. C’est une pièce sur la vie privée, sur l’amour ; et même si les amours de monsieur et madame tout-le-monde ne font pas la une des journaux, même s’il y a d’autres problèmes dans l’humanité, c’est un souci de tous les jours, qui concerne tous les êtres humains, à toutes les étapes de leur vie. Aimer et être aimé, comment aimer, comment accepter d’être aimé, voilà des questions universelles… et qui créent continuellement des comédies et des drames de la vie. Qu’on se situe en 1760, à l’époque de l’écriture de la pièce, ou maintenant, il y a des choses qui ne changent pas. Nous pouvons écouter, vivre ces personnages comme des frères et des sœurs, et pourtant ils ont été rêvés il y a 300 ans,... c’est ça, l’humanité ! »

Jean-Pierre VINCENT

Spectacle produit par l’ENSATT avec l’aide financière de la compagnie Studio Libre


(ENSATT juin 2010)


Galerie photographique (crédit photo David ANÉMIAN)