- Accueil
- Ouvertures
- À sec
À sec
Marcos Caramés-Blanco – Sarah Delaby-Rochette
MAX. – Y’a deux vaches qui ont explosé.
FAB. – Quoi ?
MAX. – Elles ont explosé.
Silence.
Face à une montée subite des températures, l’État décide de mettre en place un rationnement drastique de l’eau.
C’est lundi. Flo arrive dans un village au bout d’une route qui tourne. Elle y vient en tant que nouvelle propriétaire, décidée à commencer une exploitation maraîchère.
Comme habitant·e·s. il reste Fab et Max, qui dirigent la seule exploitation restante. Gigi, leur employée, possède une voiture qui ne roule plus et beaucoup d’insultes. Et puis la dernière c’est la doyenne, Mirèio. Le travail lui a peu à peu volé l’autonomie à son corps ; réduite à devoir regarder les autres s’activer depuis sa chaise, il lui reste la parole pour faire tourner son monde. Elle a vu naître le village et elle l’observe mourir, un fusil à la main.
GIGI. – Toi tu le vois pas que c’est la fin parce que t’as pas vu le début.
A sec propose l’invention d’un réel juste à côté du nôtre. Empruntant aux codes du western comme du mélodrame, ces chroniques contemporaines construites en six journées comme six épisodes tenteront de raconter les derniers souffles combattifs d’un village qu’on exproprie après en avoir abandonné les êtres.
La pièce se passe demain ou après-demain, en France ou peut-être juste à côté.
Texte de Marcos Caramés-Blanco
Mise en scène : Sarah Delaby-Rochette
Collaboration artistique : Marie Depoorter
Scénographie : Ariane Germain
Costumes : Mélody Cheyrou
Éclairagiste : Alice Nedelec
Son, composition musicale : Nicolas De Gelis
Régie son : Raphaël Fouilloux
Administration : Aziliz Edy
Jeu : Marie Depoorter, Benoît Moreira Da Silva, Gaïa Oliarj-Ines, Julia Roche, Françoise Rochette et Mikaël Treguer
Les luminaires : Jules Benveniste, Nicolas De Gelis et Baptiste Febvre
Visuel : Adélaïde Poulard