Ouvertures de l'ENSATT

Innocence

Fadoul et Elisio travaillent clandestinement dans le port d’une grande ville d’Europe. Un jour, alors qu’ils voient une femme se noyer dans la mer, ils ne font rien pour la sauver. La mauvaise conscience les ronge. Lorsque Fadoul découvre un sac rempli d’argent, c’est pour lui un signe de Dieu, et, pour se racheter, il entreprend d’aider Absolue, une jeune aveugle qui danse nue dans les bars. Elisio quant à lui rencontre Frau Habersatt, une femme seule prête à tout pour qu’on lui accorde un peu d’attention. C’est avec elle qu’il va voir l’employé de la morgue, en quête de l’identité de la noyée. Il découvre alors que la femme de ce dernier, Rosa, est le sosie de la morte. La mère de Rosa, ancienne communiste souffrant de diabète, exaspère sa famille en s’inventant une vie militante fantasque. Entre ces histoires parallèles, qui finissent par s’entremêler, surgissent des personnages qui font des paris sur le sens de la vie et les risques de la mort. Pendant ce temps, Ella, philosophe vieillissante, soliloque sur la non-fiabilité du monde, sur ce qui détermine véritablement le destin des hommes.

« Dans Innocence, Dea Loher fait se croiser des destins que les contingences de la vie ont séparés : Il y a Fadoul et Elisio, deux immigrés clandestins noirs, qui ont laissé se noyer une jeune femme et qui craignent les nuits blanches de leurs sentiments de culpabilité. Il y a Rosa, qui aimerait que Franz, son mari, qui travaille à la morgue, la regarde plus souvent. Il y a madame Zucker, la mère de Rosa, dont la jambe est rongée par la gangrène et qui s’installe chez ses enfants. Il y a Absolue, la jeune aveugle qui danse dans un bar du port pour des hommes qu’elle ne voit pas et qui la désirent. Il y a madame Habersatt, une femme seule, prête à tout pour exister aux yeux des autres, même à se faire passer pour la mère de tueurs en série. Il y a Ella, la philosophe vieillissante, qui ne croit plus aux sciences de l’esprit, et ne veux plus jurer que par les lois du marché économique et de la biologie génétique. Elle soliloque. En se croisant, ces personnages vont essayer, avec l’énergie et l’humour du désespoir, d’agir sur leur vie. Mais pour cela, il faut savoir endosser ses responsabilités, envers et contre tout. » (Laurent Muhleisen)

 

 

Crédit photographique visuel Benjamin Bourgeois

Mise en scène : Leyla-Claire Rabih

Assistanat mise en scène : Michel Abdallah

Jeu : Michel Abdallah, Maylis Calvet, Jérémy Ducroux, Cyrille Delmotte, Véronique Gawedzki, Constança Teixeira Dos Santos, Elisa Panigadi et Romain Triouleyre

Conception costume : Tilla Boniaud, Camille Charlet et Solène Godfrin
Atelier costume : Allison Agnèle, Thibault Affre, Eva Allegre, Chloé Antigny, Adèle Billy, Agathe Brau, Coralie Courtade, Wendy Gauthier, Gabriel Grandemange, Benjamin Jeannot, Zoé Morel et Jeanne Viande
Régie de production costume : Morgane Pegon et Marie Stephan
Habillage : Allison Agnel, Adèle Billy, Arno Mickeler, Zoé Morel et Jeanne Viande

Conception lumière : Hélène Ollivier
Régie lumière : Emma Vernay
Technique lumière : Anaïs Butruille et Fanny Delacourt

Conception son : Lisa Fauran
Régie son : Anna-Ludvina Cayuela 
Technique son : Hannah Mazodier

Scénographie : Capucine Laroche
Construction : Timothée Olive et Lyson Vannieuwenhuyze

Régie générale : Michel Abdallah

Ouvertures d’été

Avant que les étudiantes et étudiants en dernière année quittent l’ENSATT, il est coutume de vous présenter leurs grands projets de fin d’études. Cette année, l’école vous propose de découvrir trois formes de nature très singulières, trois gestes artistiques distincts qui reflètent la vie et l’identité même de l’école.

L’auteur et metteur en scène Emmanuel.le Linée, aboutit après un double cursus en Écriture et Mise en scène, son projet de fin d’études : Lxs Assoiffxs.

Un ensemble d’étudiantes et d’étudiants, accompagné par Gabriel Rétif (Scénographe 84e promotion), s’est engagé, en un temps limité, dans un processus de création collective : Si cela sonne creux c’est qu’il n’y a plus personne à l’intérieur. Une dizaine de jours pour éprouver toutes disciplines confondues l’improvisation et l’écriture au plateau.

Enfin, Leyla-Claire Rabih, metteuse en scène et directrice de l’ENSATT, a guidé des étudiantes et étudiants de différentes promotions, mais aussi en Diplôme d’étude complémentaire et Erasmus à travers un texte du répertoire, à la structure très singulière, de l’autrice allemande Dea Loher : Innocence.

Ces trois propositions sont à l’image de l’ENSATT, un kaléidoscope de formes accompagnées de tous les savoir-faire de cette maison (équipes enseignantes, techniques et administratives). Nous souhaitons aux étudiantes et étudiants qui traceront le théâtre de demain, de belles routes et nous les assurons de continuer à être à leurs côtés pour les aider dans leur insertion professionnelle.

Innocence - 2025 - crédit B.Bourgeois Innocence - 2025 - crédit B.Bourgeois Innocence - 2025 - crédit B.Bourgeois Innocence - 2025 - crédit B.Bourgeois

Crédit photographique galerie Benjamin BOURGEOIS